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Le CNES, Centre National d’Étude Spatiale, fleuron du savoir faire français, est le reflet de la recherche scientifique et technologique, dans le domaine de l’Espace : Satellites et lanceurs ARIANE.

Sa réussite a, d’ailleurs, été soulignée au cours de son 50ème anniversaire, par les plus hautes autorités de l’État. Mais cette réussite qui suscite un intérêt croissant de la part du public, par un nombre toujours plus important de visiteurs, de spécialistes et de chercheurs, a rendu caduque par son inadaptation aux besoins du trafic actuel, les accès au site existants.

La saisie de cette difficulté à gérer par le personnel chargé de la sécurité de l’accueil, est à l’origine du projet et fait l’objet de ce Concours.

L’aménagement du poste Sud, envisagé, devra permettre le désengorgement des flux de visiteurs et du personnel travaillant sur le site. En parallèle, il a également pour objectif de signaler, par un geste architectural, l’esprit d’avenir du CNES, miroir du futur.

Notre approche, dans le cadre du projet présenté, est de rendre lisible ce message.

L’objectif est de signaliser la présence du CNES depuis l’avenue Latécoère, par une identité forte du bâtiment, véhiculant et symbolisant le caractère innovant des activités de cet organisme, tournées vers l’Avenir.

Situé au bord des rocades, à l’entrée du Parc Technologique, il convenait de produire une volumétrie forte et déterminée mais qui pour autant n’a pas à relever du simplisme gratuit ou de la banalité médiocre…
Pour cela, il est important que le bâtiment ait un caractère intemporel, qui ne s’inscrit pas dans le temps, dans une mode.

D’apparence monolithique, le bâtiment est composé d’un agglomérat de prismes, de différentes tailles, en béton blanc comme un assemblage de pierres blanches irrégulières, d’astéroïdes... La forme découle d’une volonté de grande clarté de composition, de marquer les différentes fonctions du programme : le hall d’accueil, les services internes et les deux auvents abritant les contrôles des flux séparés de chaque côté.

Nous avons choisi, en opposition à la hauteur des immeubles de bureaux environnants, un bâtiment en simple rez-de-chaussée, accessible à tous.

Le projet tel qu’il s’inscrit dans son site exprime l’accueil. Largement ouvert sur l’entrée du site, formant parvis à son pied, il en extrait la nature du sol le faisant se prolonger des extérieurs vers l’intérieur.

De par la situation du terrain d’assiette, en contrebas de l’avenue Latécoère (environ 5.00m), la couverture du bâtiment, largement visible de tous, sera traitée en continuité des autres façades, avec un jeu de facettes en béton blanc.
Le projet tire parti de sa position en contrebas, par la mise en place d’un bassin au pourtour du bâtiment, agissant comme un véritable miroir d’eau, dont les reflets amplifieront, voire doubleront la hauteur de ce bâtiment, et participeront à cette architecture singulière et emblématique en renforçant l’effet de surprise, sans l’augmenter réellement…

Ainsi l’automobiliste devinera-t-il immédiatement la présence du CNES et le statut d’entrée et d’accueil du bâtiment.

La sobriété du bâtiment viendra de sa mono-matière, d’une expression architectonique qui limite volontairement les vocables, une enveloppe de béton blanc composée de facettes parfois droites, parfois inclinées, des facettes qui se transforment, qui évoluent, qui se découpent, se décalent pour laisser passer la lumière au travers des interstices, et se perforent, pour devenir une dentelle de béton, un brise soleil devant les ouvertures vitrées, offrant une ambiance tamisée à l’intérieur le jour.

Les différents jeux d’ombres et de lumière, par les éclairages naturels zénithaux, les rayonnements directs du soleil, et indirects par les reflets du bassin, filtrés par la peau perforée, donneront un caractère immatériel à l’ensemble, apporteront un scintillement… une certaine poésie… comme une allégorie de la voute céleste…(voir croquis ci-joint)

A l’intérieur, nous retrouverons le jeu des facettes biaisées sur les parois verticales et les plafonds afin d’améliorer l’acoustique.

La nuit, la peau de béton perforée permettra au bâtiment d’être un véritable objet lumineux, aux éclats d’une pierre précieuse, d’une pierre en fusion…d’un météorite.

Afin d’éviter la surenchère d’informations des zones commerciales, des entrées de villes, comme les sempiternels totems qui polluent le paysage, la lisibilité de la signalétique depuis l’Avenue Latécoère, sera assurée par l’implantation d’une œuvre singulière, artistique, pure, le logo du CNES en béton blanc, implanté dans le bassin, dépassant légèrement el niveau de l’eau, comme émergeant, incliné vers l’avenue, vers le ciel… et mis en valeur de nuit par un éclairage rasant. Au niveau du rond point d’accès, le logo du CNES sera également incrusté sur le « tympan » au-dessus de l’entrée et également rétro éclairé afin d’être également très vite repéré la nuit.


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